26/04 Grève !
Bon ben finalement la grève qui avait été annoncée, annulée, réannoncée, est arrivée !
Et pendant le weekend en plus ! Comment je vais faire moi pauvre piétonne qui n'a même pas un vélo !
D'autant que j'avais prévu d'aller sur Toronto Island ce samedi matin pour aller voir les CM1/CM2 qui faisait une course d'endurance au profit d'une oeuvre caricative. J'avais réussi à sortir du lit à 9h (un exploit pour moi pour un samedi matin), tout ça pour me cogner aux portes du métro fermées... je savais pas qu'il y avait grève !! j'avais vaguement entendu parler de grève dans les news, mais n'étant pas sûre de mon anglais je pensais qu'ils parlaient de la menace de grève passée et des difficultés pour signer un accord ! (à la télé je comprends pas tout les détails et dans les journaux quotidiens je suis jamais vraiment sûre de la signification des verbes car ils emploient plein de phrase verbale, et je suis nulle en phrase verbale, ce qui me porte à confusion)
On aurait pu me dire qu'il était question d'une nouvelle grève !
Pas de service minimum
Je crois que je vais devoir revoir mon précédent article sur la grève où je félicitais les canadiens d'avoir réussi à utiliser très intelligement la grève comme moyen de pression..
La grève a eu lieu, parcque ils n'ont pas réussi à se mettre d'accord sur les détails de la négociation qui avait eu lieu la semaine dernière. Ceci dit je pense que ça ne devrait durer qu'une journée ou deux. Mais ici rien ne marche, pas de service minimum : 0 bus, 0 streetcars (tramway), 0 subway (métro). Car d'après ce que j'ai lu les transports en commun ne sont pas considérés comme des services essentiels de base (contrairement aux pompiers, policier et 'paramédic'). Mais cela pourrait être amené à changer dans les années qui viennent.
Toronto à pied
Bon et bien je n'ai plus qu'à utiliser mes jambes... heureusement que Toronto n'est pas trop grand (et relativment plat). Mais là un vélo serait vraiment idéal... j'avais prévu plein de choses pour aujourd'hui (picnic sur Toronto Island, shopping fringues, courses ravitaillement...) Mais je vais pas me priver ! Le temps est idéal pour tout faire à pied (ni trop chaud ni trop frais, il fait réellement bon, dans les 20° avec un peu d'humidité qui rafraichie la ville). Mais je vais être moins ravie ce soir de devoir aller au babysitting à pied de l'autre côté du Downtown après une journée de marche...
edit : Pour en savoir plus voici un copier/coller des news sur Radio canada :
Toronto
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Après la conclusion dimanche d'une entente avec ses employés syndiqués, puis sa ratification mardi, rien ne va plus à la Commission des transports de Toronto (CTT).
Lors d'un vote tenu vendredi, 65 % des 9000 chauffeurs, employés d'entretien et aiguilleurs de la CTT ont rejeté l'entente de principe, contre l'avis de leurs représentants syndicaux. Ils ont déclenché une grève à partir de minuit, vendredi soir.
Quelque 1,5 million de personnes utilisent le réseau de la CTT chaque jour, en semaine, dans la métropole ontarienne. Des milliers d'autres font de même le week-end.
Le président du syndicat, Bob Kinnear, a indiqué que des employés avaient été victimes d'intimidation de passagers en colère pendant les 48 heures séparant l'avis de grève du vendredi 18 avril de l'entente du dimanche 20 avril. Il a précisé que c'est pour cette raison que les syndiqués avaient opté pour le déclenchement soudain d'un grève, vendredi soir.
Le syndicat doit se réunir samedi pour discuter des prochaines étapes, et ne devrait s'adresser aux médias qu'après cette réunion.
La question centrale des salaires
L'entente prévoyait le renouvellement de la convention collective pour une durée de trois ans, avec des augmentations salariales annuelles de 3 % et des avantages sociaux qui n'avaient pas été précisés. L'accord comprenait également une clause régionale qui assurait aux syndiqués de la CTT qu'ils demeureraient les mieux payés dans la région de Toronto.
Les salaires étaient l'un des sujets centraux de ces négociations. Le syndicat dénonçait le fait que le salaire des employés de la CTT était inférieur à celui de leurs collègues de Brampton et de Mississauga. Les travailleurs victimes d'un accident de travail demandaient également de recevoir leur plein salaire pendant leur période d'inactivité.
La province n'avait pas écarté le recours à une loi spéciale pour obliger les syndiqués à rentrer au travail s'il y avait un débrayage. En mai 2006, une grève illégale d'une journée avait provoqué le chaos à Toronto et avait occasionné des pertes économiques évaluées à 3 millions de dollars.